Simplifier l'islam pour les francophones
2 Août 2009
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Le bon comportement envers les parents Le respect des parents est une notion fondamentale en Islam. C'est sur cette notion que repose la stabilité de la société entière.
Le musulman doit égards, obéissance et bonté envers ses parents. Non seulement parce qu'ils lui ont donné le jour et élevé, ou en contrepartie des bienfaits reçus, mais parce que ALLAH (SWT) a prescrit de leur obéir et de les bien traiter. Il a rendu solidaire leur obéissance et son propre droit a être adoré seul et sans associé: « Ton Seigneur a ordonné de n'adorer que Lui. Il a prescrit d'être bon envers ses père et mère. Si l'un d'eux ait atteint la vieillesse, ou que tous deux y soient parvenus, auprès de toi, garde-toi de marquer la moindre répulsion à leur égard ou de leur manquer de respect. Parle-leur toujours affectueusement. Fais preuve, à leur égard, d'humilité pour leur témoigner ta tendresse et dis: Seigneur ! Aie pitié d'eux comme ils l'ont été pour moi, lorsqu'ils m'élevèrent tout petit. » (Versets 23/ 24- Sourate 17)
Imâm Kortobi en commentant ces versets écrit que, dans ce passage, Allah a rendu obligatoire la bonne conduite, le respect et la douceur à l'égard des parents, au même titre que l'est Son adoration. C'est ce qui ressort de la liaison faite entre ces deux devoirs. Dans un autre verset. Il a lié l'obligation de se monter reconnaissant envers Lui à celui de se montrer reconnaissant envers les parents. Il dit: « Nous avons commandé à l'homme [la bienfaisance envers] ses père et mère; sa mère l'a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans.” Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu'envers tes parents. Vers Moi est la destination. » (Sourate 31 - Verset 14) Dans un autre verset Allah dit : « Dis : “Venez, je vais réciter ce que votre Seigneur vous a interdit : ne Lui associez rien; et soyez bienfaisants envers vos père et mère. » (Versets 151- Sourate 6) Un certain nombre de Hadiths mentionnent les vertus de se montrer obéissant envers ses parents: Une personne demanda à l'Envoyé d'Allah (PBSL): "Quelle est l'acte le plus apprécié par Allah ?" Le Prophète (PBSL) répondit: "D'accomplir la prière à son heure." La personne demanda encore: "Et ensuite, quelle est l'acte le plus apprécié ?". Le Prophète (PBSL) dit: "Le bon comportement envers les parents." Abdallah ben Oumar (PBSL) rapporte que le Prophète (PBSL) a dit (en ce sens): "Le contentement d'Allah se trouve dans le contentement du père, et le mécontentement d'Allah est lié au mécontentement du père." (Tirmidhi, Moustadrak Hâkim) L’Envoyé d'Allah (PBSL) dit dans un Hadith: « Voulez-vous que je vous indique les plus graves péchés ? dit le Prophète. Volontiers, dirent les compagnons. C'est attribuer un associé à Allah et désobéir à ses parents, dit le Prophète (PBSL). Comme il était accoudé il se redressa subitement et ajouta : Gare au faux témoignage ! Gare au faux témoignage ……, et il le répéta tellement qu'Abou Bakr (RAA) s'écria « Plût à Dieu qu'il se tût ! » Un homme demande au Prophète (PBSL): "qui dois-je mieux traiter ? "Le Prophète lui répondit : "C'est ta mère !" "Et ensuite ?", dit l'homme. "C'est ta mère" répondit le Prophète (PBSL) "Et puis ?", dit l'homme. "C'est ta mère", répondit le Prophète "Et ensuite ?", continua l'homme. "C'est ton père", finit par dire le Messager de Dieu. Attitude à avoir avec des parents non musulmans Il faut aussi savoir que le respect aux parents n'est pas dû seulement s'ils sont musulmans. Les parents même non musulmans méritent bienfaisance et respect. Asmâ (RAA) demanda une fois au Prophète (PBSL) si elle avait le droit de bien agir envers sa mère qui était polythéiste et qui venait la visiter. Le Prophète (PBSL) lui dit: « Entretiens de bonnes relations avec ta mère.» (Boukhâri). De même, le Coran, faisant allusion au comportement que doit avoir l'enfant envers ses parents non-musulmans, dit: « Et si tous deux (ton père et ta mère) te forcent a M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais accompagne les ici-bas convenablement. » (Sourate 31 / Verset 15) Lorsque Abou Hourayra (PBSL) embrassa l'Islam en l'an 7 de l'hégire, sa mère resta polythéiste pendant une longue époque. Il désirait ardemment qu'elle devienne musulmane et priait en ce sens mais celle-ci refusait toujours. Un jour, il l'invita vers l'islam mais elle prononça des paroles contre le Prophète (PBSL) qui l'attristèrent énormément. Les larmes aux yeux, il s'en alla chez le Prophète (PBSL) qui lui dit: «Qu'est-ce qui te fait pleurer, O Abou Hourayra ?» «Je ne cesse d'inviter ma mère vers l'Islam mais elle me repousse toujours. Aujourd'hui, je l'ai invitée de nouveau et j'ai entendu des mots d'elle que je n'aime pas. Invoquez Allah pour qu'Il incline le coeur de ma mère vers l'Islam.» Le Prophète (PBSL) répondit à la demande de Abou Hourayra (RAA) et pria en faveur de sa mère. Abou Hourayra (RAA) raconte: « Je partit chez moi et trouva la porte fermée. J'entendis le bruit de l'eau couler et quand j'essayai d'entrer, ma mère me dit : "Restes où tu es, O Abou Hourayra.» Et après s'être habillée, elle me dit: Entre! J'entrai et elle dit: « Je témoigne qu'il n'y a aucun autre Dieu à part Allah et je témoigne que Mouhammad est Son serviteur et Son messager ». Je retournais chez le Prophète (PBSL), pleurant de joie comme je pleurais de tristesse une heure auparavant et je dis: « J'ai de bonnes nouvelles, O Prophète d'Allah. Allah a exaucé votre prière et a guidé la mère de Abou Hourayra (PBSL) vers l'Islam.» (Boukhâri)
Nos Devoirs envers eux
Le châtiment d’Allah pour celui qui se comporte mal avec ses parents Abou Bakra (RAA) rapporte que le Prophète (PBSL) a dit (en ce sens): "Allah retarde le châtiment de tout péché pour celui qu'Il veut jusqu'au Jour Dernier, excepté celui de la désobéissance envers les parents. Le châtiment de ce péché est en effet infligé dans ce monde aussi, avant la vie future." Nous citons ici pour l'exemple l’histoire de Alqamah, un compagnon du Prophète (PBSL), il était pieux. Sa vie allait très bien, le Prophète (PBSL) était satisfait de lui. Alors qu’il allait mourir, il voulut prononcer le témoignage de la foi, mais il n’y parvenait pas; pourtant il savait tenir une conversation, mais lorsqu’il voulait prononcer le témoignage, il sentait une lourdeur intense pesant sur sa langue. Ses amis allèrent vite trouver le Prophète (PBSL) et lui demandèrent ce qu’il se passait. Le Prophète dit subitement : « A-t-il une mère ? », ils répondirent « Oui ». Le Prophète alla vite trouver la mère et lui dit : « Y a-t-il dans ton cœur un malaise à propos d'Alqamah ? » Elle répondit effectivement « Oui… » Puis elle ajouta : « Il prend les bons fruits et les donne à sa femme et ses enfants et ne laisse pour moi que les fruits amers… » Le Prophète voulut alors trouver une solution pour que la maman pardonne à son fils. Pour cela, il demanda qu’on allume un feu et qu’on y jette Alqamah… Ainsi, la mère se sensibiliserait et pardonnerait par pitié. En effet, elle s’écria « Ô Messager d’Allah, c’est bon, je suis satisfaite de lui ! Je suis satisfaite de lui ! » Soudainement, on entendit Alqamah dire « Ach-Hadou Alla Ilâha Illa LAh, wa Ach-Hadou anna Mouhammadan Rassouloul-LAh ». Histoire des trois personnes bloquées dans une grotte Trois personnes sont rentrées dans une grotte pour dormir. Tout à coup, un gros rocher tomba et vint fermer l’entrée, les emprisonnant dans la grotte. Ces personnes ont essayé de déplacer le rocher, mais en vain. L’un deux proposa que chacun dise la meilleure chose qu’il a faite dans sa vie, peut-être que Dieu les aiderait à sortir de là. Le premier raconta son action à Dieu. Le rocher bougea un peu… Le deuxième raconta la sienne, le rocher bougea encore un peu. Mais il leur était toujours impossible de sortir. Le troisième vint, leva les mains vers Dieu et dit : « Ô Seigneur, quant à moi, j’avais un père et une mère. J’avais l’habitude, chaque soir, d’aller traire et de venir leur faire boire le lait de mes propres mains. Mais un jour, je suis arrivé en retard et je les ai trouvés déjà endormis. J’ai eu mal au cœur et j’ai attendu, me tenant debout, jusqu’à leur réveil pour leur faire boire, alors que mes enfants, attendant leur tour, m’appelaient avec impatience. Ô Seigneur, si Tu agrées ce que j’ai fait pour eux, délivre nous de cette situation difficile ». Et le rocher est tombé subitement ! Histoire d’un fils et sa mère Un homme se dirigeait vers la Mecque pour le Pèlerinage et il portait sa maman sur son dos. Il demanda alors au Prophète : « Ô Messager d’Allah, est-ce que j’ai rendu son droit à ma maman ? » alors il répondit : « Même pas d’un cri qu’elle a poussé lorsqu’elle t’a porté et mis au monde ! ». L’homme, étonné, s’est écrié « Comment cela se fait-il ô Messager d’Allah ? ». Le Messager répondit : « Tu la portes en attendant sa mort alors qu’elle t’a porté en attendant ta vie ! » Par respect, l’imam Al-Shafii, à table, attendait toujours que sa maman finisse de manger pour commencer. Il avait peur de tendre la main et prendre un aliment que la mère avait l’intention de prendre. Histoire d’Oumayya et son fils Kilab Il était une fois un homme qui s’appelait Oumayya Ibn Sakr. Il avait un fils nommé Kilâb. Alors qu’Omar Ibn Al-Khattâb (RAA) appelait les gens parce qu’il allait y avoir une bataille, Oumayya, qui était très vieux, alla le trouver et lui dit : « Ô dirigeant des croyants, je veux combattre, mais je suis devenu impuissant à cause de ma vieillesse ». Omar lui répondit : « Ne t’en fais pas, Oumayya ». Kilâb, le fils, s’est aussitôt levé et a dit : « Ô dirigeant des croyants, moi je suis prêt ; je me vends à Dieu et j’achète le Paradis ! ». Le père s’est alors accroché à son fils et lui a dit : Ô Kilâb, reste et ne laisse pas deux vieillards seuls. Ô père, laisse moi aller au Paradis ! supplia le fils. Mais qui viendra donc maintenir mes mains tremblotantes ? demanda le père. Mais, papa, c’est le Paradis ! Donne moi la permission… Le père, désespéré, dit enfin : « Vas-y mon fils… Fais ce que tu veux… » Le père et la mère allèrent chaque jour à l’endroit d’où leur fils était parti et pleuraient jusqu’au coucher du soleil. Un jour, le père vit un oiseau qui donnait à manger à ses petits ; il en pleura tellement qu’il devint aveugle… Quand les combattants sont revenus, on raconta à Omar combien le père était bouleversé. Kilâb était toujours vivant et Omar l’a appelé et lui a demandé : « Comment traitais-tu tes parents pour qu’ils t’aiment tant ? » et Kilâb répondit : « je faisais asseoir ma chamelle avec grand soin pour que le lait qu’elle a ne soit pas agité… J’attendait quelques instant et je lavais ses mamelles avec de l’eau froide pour que le lait se refroidissent, puis je la trayait avec douceur et j’allait faire boire mes parents ». Omar lui dit alors : « vas, et cache toi pour que ton père ne te vois pas quand je vais l’appeler ». Il appela effectivement le père et lui dit : « Ô père de Kilâb, quel est ton souhait ? ». Le père répondit : « Je n’ai plus rien à souhaiter sur cette Terre ». Omar insista : « Dis la vérité… ». Le père dit : « Je veux Kilâb ! Je veux le sentir et le serrer dans mes bras avant de mourir ». Omar lui dit d’attendre et alla voir Kilâb et lui demanda de traire sa chamelle comme il le faisait auparavant. Omar pris donc le lait et le proposa au père « Tiens, Ô Oumayya… ». Oumayya pris le lait et dit : « je sens l’odeur des mains de Kilâb ! ». Kilâb sortit alors et vint serrer son père dans ses bras. Le père lui dit : « Ton cœur est-il si ferme que pour laisser ton père tout seul ? Prends-moi mes bonnes actions, prends-moi la récompense des combats que j’ai faits, mais ne me laisse plus… ». Omar s’écria en pleurant : « Tu dis vrai, ô Oumayya ! » Tu seras traité par tes enfants de la même manière avec laquelle tu traites tes parents Il était une fois, dans une famille, un enfant, ses parents et son grand-père. Le grand-père, qui était devenu vieux, était un peu maladroit. Alors qu’ils mangeaient tous à table, le grand père fit tomber son assiette et elle se brisa. Depuis ce jour, les parents lui ont acheté des couverts en plastique. Le grand-père est resté ennuyé toute sa vie à cause de cela, mais l’a caché jusqu’à sa mort… A sa mort, le petit fils alla prendre les couverts en plastique. Le père lui demanda : « Que fais-tu mon fils ? » et le fils répondit : « Papa, je cache les couverts dans ma chambre pour te les donner quand tu seras vieux…»
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فضل الإحسان للوالدين لقد أمر الله تعالى بالإحسان للوالدين فقال تعالى بعد الأمر بعبادته وحده: ((وقضى ربك ألا تعبدوا إلا أياه وبالوالدين إحساناً إما يبلغن عندك الكبر أحدهما أو كلاهما فلا تقل لهما أف ولا تنهرهما وقل لهما قولاً كريماً واخفض لهما جناح الذل من الرحمة وقل رب ارحمهما كما ربياني صغيراً)) [سورة الإسراء:22-24]. وقل لهما قولاً كريماً قال ابن المسيب: قول العبد المذنب للسيد الفظ الغليظ (( وَوَصَّيْنَا الإِنسَانَ بِوَالِدَيْهِ حَمَلَتْهُ أُمُّهُ وَهْنًا عَلَى وَهْنٍ وَفِصَالُهُ فِي عَامَيْنِ أَنْ اشْكُرْ لِي وَلِوَالِدَيْكَ إِلَيَّ الْمَصِيرُ )) [لقمان:14]. وقال تعالى: ((قل تعالوا أتل ما حرم ربكم عليكم ألا تشركوا به شيئاً وبالوالدين إحساناً)) [الأنعام: 151]. وفي الحديث المتفق عليه عن ابن مسعود : ((سألت رسول الله (صلى الله عليه وسلّم) أي العمل أحب إلى الله؟ قال: الصلاة على وقتها قلت: ثم أي؟ قال: بر الوالدين، قلت ثم أي؟ قال: الجهاد في سبيل الله)). روى أحمد والنسائي عن معاوية بن جاهمة السلمي : ((أن أباه قال: يا رسول الله أردت أن أغزو وقد جئت أستشيرك فقال: هل لك من أم؟ قال: نعم، قال: فالزمها فإن الجنة تحت رجليها)). وروى الطبراني في الكبير عن ابن عمر مرفوعاً: ((رضا الرب في رضا الوالدين وسخطه في سخطهما)). الواجب نحوهما:
الانفاق عليهما جاء رجل إلى النبي (صلى الله عليه وسلّم) فقال يا رسول الله إن أبي يريد أن يحتاج مالي فقال (صلى الله عليه وسلّم) "أنت ومالك لأبيك" لين الجانب ((واخفض لهما جناح الذل من
الرحمة)) عروة: ((تلين لهما حتى لا يمتنعا من شيء أحباه)). الجزاء: الله الله في بر الوالدين، الله الله في بر الوالدين، من أراد السعادة في الدنيا والنعيم في الآخرة فعليه ببر الوالدين، من أراد تفريج الهموم والكروب وتيسير الأمور فعليه ببر الوالدين، من أراد الرزق وطول العمر فعليه ببر الوالدين، صح عنه (صلى الله عليه وسلّم) أنه قال: ((من أراد أن يبسط له في رزقه وينسأ له في أجله فليبر والديه وليصل رحمه)). روى الطبراني عن عبد الله بن عمر: ((بروا آباءكم تبركم أبناؤكم وعفوا تعف نساؤكم)). من صور العقوق: إظهار العبوس عند مقابلة الوالدين. رفع الصوت عليهما أو مقاطعة كلامهما بزجرهما وفرض الرأي عليهما. النظر إلى الوالدين شزراً وذلك بإحداد النظر إليهما وكأنه ينظر إلى أحد أبنائه لزجره أو كأنه ينظر إلى عدو. التأخر في قضاء حاجاتهما والتسويف بها إلى أن يسأم الوالدان من سؤاله بعد ذلك. القيام بحق الزوجة والابناء والاعتناء به في مقابل عدم الاعتناء بحق الوالدين وعدم الاكتراث له ومن حديث عائشة قالت: سألت النبي: ((أي الناس أعظم حقا على المرأة؟ قال: زوجها، قلت: فعلى الرجل؟ قال: أمه)). الهلاك لعاق الوالدين روى الطبراني عن جابر بن سمرة: ((أتاني جبريل فقال: يا محمد من أدرك أحد والديه فمات فدخل النار فأبعده الله قل: آمين، فقلت: آمين، قال: يا محمد من أدرك شهر رمضان فمات فلم يغفر له فأدخل النار فأبعده الله قل: آمين، فقلت: آمين، قال: ومن ذكرت عنده فلم يصل عليك فمات فدخل النار فأبعده الله قل: آمين: فقلت: آمين)). وقال صلى الله عليه وسلم ((كل الذنوب يؤخر الله منها ما شاء إلى يوم القيامة إلا عقوق الوالدين فإنه يعجل لصاحبه يعني العقوبة في الدنيا قبل يوم القيامة)) روى أحمد وابن عمر مرفوعاً: ((ثلاثة قد حرم الله عليهم الجنة: مدمن الخمر والعاق والديوث الذي أقر في أهله الخبث)). من أخبارالصالحين: كان أحد السلف يقبل كل يوم قدم أمه فأبطأ يوماً على أصحابه فسألوه، فقال: كنت أتمرغ في رياض الجنة تحت قدمي أمي، فقد بلغني أن الجنة تحت قدميها. ولما ماتت أم إياس القاضي المشهور بكى عليها فقيل له: ما بك؟ قال: كان لي بابان مفتوحان إلى الجنة فأغلق أحدهما. ذكر عن أحد التابعين فقيل له: إنك من أبر الناس بأمك، ولا نراك تؤاكل أمك؟ فقال: أخاف أن تسبق يدي إلى ما قد سبقت عينها إليه، فأكون قد عققتها . وعن ابن عون المزني أن أمه نادته فأجابها فعلا صوته صوتها، فأعتق رقبتين. وأما حيوة بن شريح أحد الأئمة الأعلام فقد كان يقعد في حلقته يعلم الناس فتقول له أمه قم يا حيوة قم فألق الشعير للدجاج فيقوم ويترك التعليم. وقال محمد بن المنكدر: بات أخي عمر يصلي وبت أغمز رجل أمي وما أحب أن ليلتي بليلته. وكان حجر بن الأدبر يلمس فراش أمه بيده ويتقلب بظهره عليه ليتأكد من لينه وراحته ثم يضجعها عليه. وأما الإمام ابن عساكر محدث الشام فقد سئل عن سبب تأخر حضوره إلى بلاد أصبهان فقال: لم تأذن لي أمي. عن زرعة بن إبراهيم أن رجلاً جاء إلى عمر فقال إن لي أماً بلغ بها الكبر وإنها لا تقضي حاجتها إلا وظهري مطية لها وأوضئها وأصرف وجهي عنها فهل أديت حقها قال لا. قال أليس قد حملتها على ظهري وحبست نفسي عليها. فقال عمر إنها كانت تصنع ذلك بك وهي تتمنى بقاءك وأنت تتمنى فراقها. يقول الامام الذهبي أيها المضيع لآكد الحقوق المعتاض من بر الوالدين العقوق الناسي لما يجب عليه الغافل عما بين يديه من بر الوالدين عليك دين وأنت تتعاطاه باتباع الشين تطلب الجنة بزعمك وهي تحت أقدام أمك حملتك في بطنها تسعة أشهر كأنها تسع حجج وكابدت عند الوضع ما يذيب المهج وأرضعتك من ثديها لبنا وأطارت لأجلك وسنا وغسلت بيمينها عنك الأذى وآثرتك على نفسها بالغذاء وصيرت حجرها لك مهدا وأنالتك إحسانا ورفدا فإن أصابك مرض أو شكاية أظهرت من الأسف فوق النهاية وأطالت الحزن والنحيب وبذلت مالها للطبيب ولو خيرت بين حياتك وموتها لطلبت حياتك بأعلى صوتها هذاوكم عاملتها بسوء الخلق مرارا فدعت لك بالتوفيق سرا وجهارا فلما احتاجت عند الكبر إليك جعلتها من أهون الأشياء عليك فشبعت وهي جائعة ورويت وهي قانعة وقدمت عليها أهلك وأولادك بالإحسان وقابلت أياديها بالنسيان وصعب لديك أمرها وهو يسير وطال عليك عمرها وهو قصير هجرتها ومالها سواك نصير هذا ومولاك قد نهاك عن التأفف وعاتبك في حقها بعتاب لطيف ستعاقب في دنياك بعقوق البنين وفي أخراك بالبعد من رب العالمين يناديك بلسان التوبيخ والتهديد ذلك بما قدمت يداك وأن الله ليس بظلام للعبيد اللهم ارزقنا البر لوالدينا أحياءً وأمواتاً واجعلنا لهم قرة أعين وتوفنا وإياهم وأنت راضٍ عنا يا أرحم الراحمين. |