Simplifier l'islam pour les francophones
2 Mai 2026
Dieu nous a enseigné une invocation globale et immense lorsqu’Il dit : « Seigneur, accorde-nous une belle part ici-bas et une belle part dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu. »
Ce n’est pas seulement une invocation, mais une vision équilibrée de la vie. Elle nous apprend que le vrai croyant recherche l’équilibre et la droiture dans tous les aspects de son existence.
Le bien d’ici-bas comprend : une épouse vertueuse, un enfant pieux, une subsistance licite, la santé et le bien-être, un savoir utile, un cœur apaisé et une vie sereine.
Quant au bien dans l’au-delà, c’est l’agrément de Dieu, le salut du Feu et l’entrée au Paradis.
Le croyant ne cherche pas uniquement ce bas monde, car il ne comble pas l’âme. Il ne cherche pas non plus l’au-delà en négligeant les causes, mais il demande à son Seigneur tout le bien, tout en agissant avec les moyens, sachant que la grâce appartient à Dieu seul.
L’être humain est esprit et corps : il ne sert à rien de nourrir le corps en négligeant l’âme.
« L’au-delà est meilleur et plus durable. »
Dieu dit : « Recherche, à travers ce que Dieu t’a donné, la demeure dernière, et n’oublie pas ta part de ce monde. »
Autrement dit, fais de tout ce que Dieu t’a accordé — richesse, savoir, santé, force et temps — un moyen d’atteindre l’au-delà.
Dieu n’a pas dit d’abandonner totalement ce monde, mais : « n’oublie pas ta part de ce monde », car l’islam est une religion d’équilibre : il n’y a ni monachisme ni rupture avec la vie, mais il est demandé que ce monde ne soit pas dans le cœur, seulement dans la main, et que le cœur soit attaché à Dieu et à l’au-delà.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a expliqué la vraie nature du bonheur : « Celui dont la préoccupation est l’au-delà, Dieu met sa richesse dans son cœur, rassemble ses affaires, et le monde vient à lui malgré lui. Et celui dont la préoccupation est ce monde, Dieu place sa pauvreté devant ses yeux, disperse ses affaires, et il ne reçoit de ce monde que ce qui lui a été destiné. »
Méditez ce hadith : Celui qui vise l’au-delà devient riche intérieurement, même avec peu, satisfait et apaisé. Dieu bénit sa vie, son temps, sa famille et son travail. Et ce monde vient à lui sans humiliation ni attachement excessif.
Mais celui qui ne vise que ce monde vit pauvre, même s’il possède des millions, car la vraie pauvreté est celle du cœur. Il vit dans l’inquiétude, compare sans cesse et ne trouve jamais la satisfaction.
Le Prophète disait aussi : « Ô Dieu, ne fais pas de ce monde notre plus grande préoccupation ni la limite de notre savoir. »
Celui qui délaisse quelque chose pour Dieu, Dieu le remplace par quelque chose de meilleur.
Le chemin vers l’au-delà demande effort, patience et renoncement au péché. Les pieux ont constaté cette règle : « Celui qui abandonne quelque chose pour Dieu, Dieu le lui remplace par meilleur. »
Que personne ne pense que ce qu’il abandonne pour Dieu est perdu. Dieu est trop généreux pour laisser tomber un serviteur qui sacrifie pour Lui. La compensation peut tarder ou prendre une forme inattendue, mais elle viendra, car Dieu ne manque jamais à Sa promesse.
Faites de ce monde un champ pour l’au-delà, et consacrez toutes vos actions à Dieu.