Simplifier l'islam pour les francophones
27 Janvier 2012
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Le péché de la désobéissance aux parents
« [151] Dis-leur : « Venez donc que je vous énumère ce que Dieu vous a interdit : c’est de Lui associer quoi que ce soit, de ne pas traiter vos père et mère avec bonté, de tuer vos enfants par crainte de pauvreté, car c’est Nous qui vous pourvoirons, vous et eux, de moyens de subsister ; c’est de commettre des turpitudes apparentes ou cachées, d’attenter, sauf pour une juste cause, à la vie d’autrui que Dieu a déclarée sacrée. Voilà ce que votre Seigneur vous a recommandé et que vous ferez bien de méditer. » (Sourate 6)
[23] Ton Seigneur t’ordonne de n’adorer que Lui, de traiter avec bonté ton père et ta mère. Et si l’un d’eux ou tous les deux atteignent, auprès de toi, un âge avancé, ne leur dis pas : « Fi ! » Ne leur manque pas de respect, mais adresse-leur des paroles affectueuses ! [24] Et par miséricorde, fais preuve à leur égard d’humilité et adresse à Dieu cette prière : « Seigneur ! Sois miséricordieux envers eux comme ils l’ont été envers moi, quand ils m’ont élevé tout petit ! »
Les différentes formes de désobéissance :
L’Envoyé d'Allah (r) dit dans le sens du Hadith : « Voulez-vous que je vous indique les plus graves péchés ? Volontiers, dirent les compagnons. C'est attribuer un associé à Allah, désobéir à ses parents, le meurtre, et le faux témoignage »
Le châtiment d’Allah pour celui qui se comporte mal avec ses parents
Abou Bakra (RAA) rapporte que le Prophète (PBSL) a dit (en ce sens) : "Allah retarde le châtiment de tout péché pour celui qu'Il veut jusqu'au Jour Dernier, excepté celui de la désobéissance envers les parents. Le châtiment de ce péché est en effet infligé dans ce monde aussi, avant la vie future.
Nous citons ici pour l'exemple l’histoire raconté par l’imam Dahabi dans son livre « les grands péchés » : Alqamah, était un compagnon du Prophète (PBSL), il était pieux. Sa vie allait très bien. Alors qu’il allait mourir, il voulut prononcer le témoignage de la foi, mais il n’y parvenait pas ; pourtant il savait tenir une conversation, mais lorsqu’il voulait prononcer le témoignage, il sentait une lourdeur intense pesant sur sa langue. Ses amis allèrent vite trouver le Prophète (PBSL) et lui demandèrent ce qu’il se passait. Le Prophète dit subitement : « A-t-il une mère ? », ils répondirent « Oui ». Le Prophète alla vite trouver la mère et lui dit : « Y a-t-il dans ton cœur un malaise à propos d'Alqamah ? » Elle répondit effectivement « Oui… » Puis elle ajouta : « Il prend les bons fruits et les donne à sa femme et ses enfants et ne laisse pour moi que les fruits amers… » Le Prophète voulut alors trouver une solution pour que la maman pardonne à son fils. Pour cela, il demanda qu’on allume un feu et qu’on y jette Alqamah… Ainsi, la mère se sensibiliserait et pardonnerait par pitié. En effet, elle s’écria « Ô Messager d’Allah, c’est bon, je suis satisfaite de lui ! Je suis satisfaite de lui ! » Soudainement, on entendit Alqamah dire « Ach-Hadou Alla Ilâha Illa LAh, wa Ach-Hadou anna Mouhammadan Rassouloul-LAh ».
Histoire d’un fils et sa mère
Un homme se dirigeait vers la Mecque pour le Pèlerinage et il portait sa maman sur son dos. Il demanda alors au Prophète : « Ô Messager d’Allah, est-ce que j’ai rendu son droit à ma maman ? » alors il répondit : « Même pas d’un cri qu’elle a poussé lorsqu’elle t’a porté et mis au monde ! ». L’homme, étonné, s’est écrié « Comment cela se fait-il ô Messager d’Allah ? ». Le Messager répondit : « Tu la portes en attendant sa mort alors qu’elle t’a porté en attendant ta vie ! »
Par respect, l’imam Al-Shafii, à table, attendait toujours que sa maman finisse de manger pour commencer. Il avait peur de tendre la main et prendre un aliment que la mère avait l’intention de prendre.
Tu seras traité par tes enfants de la même manière avec laquelle tu traites tes parents :
Il était une fois, dans une famille, un enfant, ses parents et son grand-père. Le grand-père, qui était devenu vieux, était un peu maladroit. Alors qu’ils mangeaient tous à table, le grand père fit tomber son assiette et elle se brisa. Depuis ce jour, les parents lui ont acheté des couverts en plastique. Le grand-père est resté ennuyé toute sa vie à cause de cela, mais l’a caché jusqu’à sa mort… A sa mort, le petit fils alla prendre les couverts en plastique. Le père lui demanda : « Que fais-tu mon fils ? » et le fils répondit : « Papa, je cache les couverts dans ma chambre pour te les donner quand tu seras vieux…»